
L’EOA au service du souvenir et du devoir de mémoire
Cette année encore, l’Ensemble Orchestral d’Auch a répondu présent pour accompagner deux moments forts de la vie républicaine :
- la Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation, le 26 avril,
- et la commémoration du 8 mai 1945, marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
Deux dates essentielles, qui rappellent l’importance de transmettre l’Histoire, de la faire vivre auprès de toutes les générations, et de maintenir vivante la mémoire de celles et ceux qui ont souffert, résisté, combattu ou disparu.
🎗️ 26 avril – Journée des Déportés

Sur le parvis du Monument aux Morts, l’EOA a interprété lors de la cérémonie, deux pièces chargées d’émotion :
- Le Chant des Marais, l’un des premiers chants de déportés, né dans un camp de concentration.
- La Marche Consulaire de Maringot, dont la solennité accompagne dignement les hommages officiels.
Les musiciens ont joué avec retenue et profondeur, conscients de la portée symbolique de ces instants. Les photos prises ce jour-là témoignent de cette atmosphère recueillie, où le silence du public répondait à la gravité de la cérémonie.
8 mai – Commémoration de la Victoire de 1945

Pour la cérémonie du 8 mai, l’EOA a de nouveau accompagné les autorités civiles, militaires et les porte-drapeaux. Au programme :
- Le Chant des Partisans, symbole de résistance et d’espoir,
- Le refrain de La Marseillaise, repris avec force par les 2 chorales,
- La Marche Consulaire de Maringot, fidèle à la tradition.
Les musiciens, de tous âges et horizons, ont une nouvelle fois montré combien la musique peut porter la mémoire collective et rassembler autour d’un même héritage.
🥖 Après la cérémonie : un moment partagé à l’École de Musique
À l’issue des commémorations, les musiciens se sont retrouvés dans les locaux de l’École de Musique pour une auberge espagnole — chacun apporte un plat, une boisson, une spécialité, et tout est mis en commun pour être partagé.
Un principe simple, mais qui fonctionne à merveille : on pose les instruments, on se retrouve autour d’une table, on échange, on rit, on accueille les nouveaux, on retrouve les anciens… Bref, un moment chaleureux, où toutes les générations se mêlent avec naturel.




Les nombreuses photos prises ce jour-là montrent bien cette ambiance : sourires, discussions animées, table colorée, et cette joie discrète mais bien réelle d’être ensemble, autrement que derrière un pupitre.
Parmi les plats déposés sur la grande table, l’un d’eux a particulièrement attiré les regards et les sourires : une centaine de nems maison, préparés avec patience et générosité par la maman de Léon, l’un de nos jeunes percussionnistes. Accompagnés de feuilles de salade fraîche et d’une sauce parfumée, ces nems ont été bien plus qu’une simple contribution à l’auberge espagnole : ils ont été un geste de partage, un pont entre les cultures, une manière délicate et sincère d’offrir un peu de son histoire familiale à l’ensemble du groupe.


Ce moment a rappelé combien la richesse de l’EOA tient aussi à cela : des musiciens de tous horizons, de tous âges, qui apportent chacun une part d’eux-mêmes — dans la musique comme autour de la table.

🎶 Deux cérémonies, une même conviction
En participant à ces commémorations, l’EOA affirme une fois encore que la musique n’est pas seulement un art : c’est aussi un vecteur de mémoire, un lien entre les générations, un moyen de transmettre et de rappeler ce qui ne doit jamais être oublié.
